Jeudecriture

Partez pour revenir à l’essentiel…Che Guevara

20 décembre, 2007

La rue

Classé dans : Poemes,Voiedoree — Sbreccia @ 1:40

C’est une rue,
Pas très longue,
Pas très large non plus,
Bordée de chaque côté par de grands murs nus.
C’est une rue,
Où l’on ne passe plus,
Mais on entend encore
Le raclement des chaînes sur le pavé,
Le frottement hésitant des pieds nus.
C’est une rue,
Où l’herbe a poussé,
Des traces de sang en pointillé
Marquent le sentier.
C’est une rue,
Pleine de larmes,
De peur,
D’angoisse,
De gémissements,
De cris étouffés.
C’est une rue
Qui finit sur une petite place,
La place des condamnés
Où ceux qui voulaient la liberté
Étaient exécutés.

Jamais..

Classé dans : Poemes,Voiedoree — Sbreccia @ 1:38

Quand on dit jamais on comprend : pas encore
Où ferme-t-on la porte à ce que l’on refuse?
Ce mot tant prononcé couvre parfois la ruse
D’un mensonge chargé de masquer notre tort :

Jamais en février fleurissent les fruitiers,
Jamais toi tant aimée ne pourrais t’oublier,
Jamais ces mots cruels ne les ai prononcés,
Jamais notre amitié un jour pourra cesser.

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J’aurai voulu…

Classé dans : Poemes,Tetu1950 — Sbreccia @ 1:34

J’aurai voulu te dire, autre chose que le Silence
Tu t’en vas si loin, si triste je suis…

Et pourtant dans ce voyage je t’emmène, si loin
Si loin dans mes montagnes bleu
Que le monde tangue….

J’aurai voulu te dire
Tout ce que l’on n’ose pas
Souvent par étiquette, si triste, si loin de moi
Et pourtant je tremble….

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Les funambules

Classé dans : Poemes — Sbreccia @ 1:27

Ils passent
Ils s’embrassent
Ils s’enlacent
Et se lassent

Entre leurs draps de soie qu’elles froissent
Les ombres ont le cœur qui se casse
Quand de leurs doigts elles caressent
Ce fantôme qui près d’elles tremble
Et pitoyables ils se ressemblent
Unis dans la même détresse

Sous l’écho blafard de leurs cris
Elles ont les ombres de l’oubli
Fait de l’Amour un long silence
Et dans leurs cernes violacées
On lit après les nuits glacées
Comme un désert d’indifférence

Au fil tendu entre deux âges
Elles ont les ombres de passage
Furtivement séché leurs larmes
Et d’un revers de leurs mains vides
Elles cachent leurs yeux translucides
Car trop de clarté les désarme

Les funambules du temps qui passe
Ont perdu le rêve fugace
Que murmurait l’aube première
Ils glissent sans laisser de trace
Quand le vertige les menace
Ils n’ont qu’un vide pour civière

18 décembre, 2007

Terre d’Asile

Classé dans : Poemes,Reginelle — Sbreccia @ 1:20

Mes mains… mes mains glissent encore sur la chaleur de ta peau

Mes lèvres, toujours, goûtent la douceur de ta bouche

Et mon âme… mon âme ! Combien elle savoure en elle, l’allégresse de ta voix

 

Ne me laisse pas… ne m’oublie pas… sur un bord de route

A une croisée de chemins…

Ne m’abandonne pas à la solitude

Au froid d’un silence

Au vide d’un manque… au manque de toi

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