Jeudecriture

Partez pour revenir à l’essentiel…Che Guevara

17 novembre, 2007

Cette nuit…

Classé dans : Marie Cecile Papon,Poemes — Sbreccia @ 18:58

Cette nuit, j’ai hurlé

Dans un rêve éveillé, je n’ai pas empêché

Ce cri de s’exprimer, j’ai hurlé

J’ai hurlé

Un coussin sur la face, je criais ma colère

Et me suis réveillée tremblante de misère

Tremblante de ne pas, dans ma vie ici-bas

Pouvoir pousser ce cri qui me pourrit les veines

Quand sortira ce cri, quand sortira ma haine 

Ma colère, mon vomi, ma détresse inhumaine

Quand serai-je capable d’exploser, de souffler

De lâcher ce fardeau qui fait plier mon âme

J’étouffe et tu ne le vois pas

Je maudis cette vie qui ne me guide pas

Et me laisse, éreintée, marcher droit devant moi

Sans me laisser le temps d’accepter mon passé

Je sais, ce cri de rage n’est pas ma possession

Tout le monde le vit, tout le monde le fuit

Tout le monde est heureux alors sois-le toi aussi

Je sais bien tout cela, moi aussi je souris

Je fais semblant de vivre, je vais bien grand merci

Ma vie n’est pas un drame, ça je le sais aussi

Et pourtant cette nuit, j’ai hurlé dans mon rêve,

Mais à mon réveil je n’ai pu que pleurer.

je suis la…

Classé dans : Marie Cecile Papon,Poemes — Sbreccia @ 18:56

Plus forte est la passion et plus dure est la chute…

On ne sait jamais trop quand sonnera le glas

Qui mettra fin aux rêves sans cris ni sommation.

Un ciel doux et limpide, une rivière calme,

On se dit que la vie sera belle, éternelle,

Toute entière pour soi et jamais infidèle.

Un bonheur à foison sans ratures ni failles,

Un soleil radieux et un si doux parfum

qu’exhalent sans faiblir des fleurs intemporelles…

Voile noir implacable assombrit cet instant

Où tout semblait facile et tout resplendissait,

Rien ne dure en ce monde et tout n’est qu’illusion.

Tu te croyais béni, sous une bonne étoile,

Et tu découvres ici que ton heure est venue,

Que tu dois maintenant payer pour ta faiblesse.

Tu as vendu ton âme au pire des menteurs,

Tu as cru bêtement que tu pouvais aimer

Mais je suis là, sournoise et je tue

Et je me ris déjà de ta face livide,

Quand, vaincu, tu verras impuissant

Dormir sans aucun souffle le corps de ce qui fut

Ta chair, ton cœur, ton sang.

Je veux croire…

Classé dans : Marie Cecile Papon,Poemes — Sbreccia @ 18:55

Je veux croire.
Je veux croire que la vie a un sens, qu’elle est belle, qu’elle vaut la peine de s’y donner à fond, de donner de ses tripes, de donner de son coeur.
Je veux croire qu’il y a du beau, du bon, du chaud, du vrai.
Je veux croire en toi, en moi, en eux.
Je veux croire que la vie nous aime malgré ses coups de grisou, qu’elle nous accompagne malgré nos solitudes, qu’elle nous guide même lorsque nos yeux ne voient plus.
Je veux croire que la vie ne s’arrête pas, et qu’il y a un ailleurs, un meilleur, un Autre où nos étoiles nous attendent, les unes dans les bras des autres.
Je veux croire que nos amours ne sont pas vaines, que nos amis sont nos amis, que nous sommes de belles âmes.
Je veux croire que les mots jaillissent pour nous embellir, nous enrichir, nous reconstruire, panser rien qu’un peu nos petits et grands maux.
Je veux croire que la mort n’est rien, juste un passage, un accouchement, un autrement.
Je veux croire que le mal est fugace, que le bien est vainqueur, que les fées existent et que Noël est heureux.
Je veux croire.

J´ai reve

Classé dans : Marie Cecile Papon,Poemes — Sbreccia @ 18:53

J’ai rêvé d’un pays, d’une terre sans nom

Sans visage et sans voix, un pays d’abandon

J’y étais, je l’ai vu, je l’ai senti si fort

Que je voudrais y être et y dormir encore

Je voudrais le trouver mon pays de cocagne

Je voudrais me rouler dans l’herbe des montagnes

Si hautes et si sereines, si fières et si osées

Que plus rien ne serais, j’y resterais cachée.

Pour ne plus respirer cet air qui trop m’oppresse

Pour ne plus regarder tes yeux pleins de tendresse

Ne plus sentir tes bras qui malgré moi m’enlacent

Ne plus jamais entendre que c’est là qu’est ma place.

Oh, qu’enfin je me pose sur ces pierres glacées

Qu’enfin cesse ce feu qui me laisse brûlée

Que je n’aie plus besoin de toujours apparaître

Comme celle que tous voudraient me voir renaître.

Enfin poser mes ailes, enfin ne plus sourire

Enfin pourvoir me taire, enfin ne plus rien dire

Dormir, peut-être bien, en tout cas ne plus voir

Ce que me renvoie trop ce satané miroir.

Sans doute est-ce illusoire de toujours tout attendre,

Sans doute ce pays aux courbures si tendres

Ne sera jamais là.

Je dois alors tenter

De vivre cette vie qui m’est ainsi donnée

Et de la faire mienne, doucement, calmement.

Dites leur…

Classé dans : Marie Cecile Papon,Poemes — Sbreccia @ 18:51

Dites-leur que je pense à eux

papillons qui souvent effleurent

De leurs fines ailes mes yeux

Pour tenter de tarir mes fleuves

Dites-leur qu’ils n’ont rien à craindre

Ni fureur ni grand châtiment

Je n’aspire qu’à les étreindre

Au jour de l’ultime Jugement

Suis-je donc naïve de croire

qu’un jour je les retrouverai

Intacts et beaux sans que les Moires

N’aient altéré leurs doux traits ?

Non, définitivement et irrémédiablement non.

Mais dites-leur que, quand bien même

Ils ne dussent jamais revenir

Je ne les oublie et les aime

Et je chéris leur souvenir.

Dites-leur toute ma colère

Mes peurs, mes doutes et ma douleur,

Dites-leur que jamais la fièvre

Ne laissera en paix mon cœur.

Dites-leur lorsque le jour se lève

Que je me demande souvent

Le sens caché de cette trêve

Qui me noie tant dans mes tourments.

Dites-leur toute ma tendresse,

Mon amour fou, sans condition

Dites-leur que nulle faiblesse

N’étouffera notre Passion.

 

Et puis non, ne leur dites rien.

Laissez-les vivre leur vie, et je pourrai vivre la mienne.

Laissez-les s’envoler loin, plus loin que mes yeux ne me portent,

Laissez-les donc mourir enfin, leurs âmes ne seront jamais mortes.