Jeudecriture

Partez pour revenir à l’essentiel…Che Guevara

27 novembre, 2007

Toi, Eux, Vous

Classé dans : Marie Cecile Papon,Poemes — Sbreccia @ 18:42

Un regard chaud, un doux sourire,

un enfant là qui vous admire

qui vous demande le soleil,

la lune, le ciel, ses merveilles…

 

Une chanson pour le bercer,

une musique pour donner

tout le meilleur de la lumière

qui baigne le coeur de sa mère…

 

Des enfants qui guident nos pas

comme on se cherche toi et moi,

comme on veut combler nos faiblesses

qui nous séparent, qui nous blessent…

 

Des voix d’enfants qui montent claires

et subliment un art éphémère,

par leur élan et par leur joie,

parce qu’ils aiment, et puis voilà…

 

C’est toi, c’est eux, c’est aussi vous,

qui me portez comme un doudou,

qui me bercez de vos sourires

pour m’apprendre le mot grandir.

Accident

Classé dans : Marie Cecile Papon,Poemes — Sbreccia @ 18:40

Trop de mots, trop de maux, arrêtez tout.

Trop de faux, de bobos, je deviens fou.

J’ai beau tout voir, tout lire, je ne sais jamais rien.

J’ai beau apprendre, grandir, je ne suis toujours rien.

La vie est là, sereine, les heures passent et vivent

Et puis d’un coup, la haine, la douleur se ravive.

Je ne comprends plus rien, pourtant on m’avait dit

« Si tu suis ton chemin, tu verras la vraie vie ».

Mais où est cette Terre promise à mes aïeux,

Ce pays de cocagne où tous seraient heureux ?

Je me retrouve là, impuissant, inconscient,

Je ne comprends plus rien, j’étais si bien pourtant.

Mais qu’entends-je, que vois-je, au-delà de ma peur,

Qui sont ces personnages qui pansent ma douleur ?

Je croyais être seul, je me retrouve tous.

Je pensais au linceul, je ressens les secousses

De la vie qui me pousse et me crie « allez, va ! »

Oui, j’irai, je vivrai, je me retournerai

Pour regarder en face ma croix qui me menace

Et pour goûter le miel et le sel d’une vie

Qui, grâce à vous, mes anges, est belle et me sourit.

Donnez moi…

Classé dans : Marie Cecile Papon,Poemes — Sbreccia @ 18:38

Donnez-moi un ailleurs pour inventer ma vie

Donnez-moi un meilleur pour que je dise « oui »

Donnez-moi un plus tard pour reposer mon âme

Donnez-moi le hasard pour apaiser la flamme

Donnez-moi mon passé, j´ai tant besoin de lui

Donnez-moi ce bébé à jamais endormi

Donnez-moi la raison d’y croire, croire encore

Donnez-moi la raison que mon coeur pâle ignore

Donnez-moi l’illusion de vivre enfin ma vie

Donnez-moi votre main pour me sortir d’ici

Donnez-moi un jardin au pays des merveilles

Donnez-moi la lumière qui manque à mon soleil

Donnez-moi ce sourire qui dit que vous m’aimez

Pour qu´enfin je soupire et puisse vous donner

17 novembre, 2007

Dialogue de sourde…

Classé dans : Marie Cecile Papon,Poemes — Sbreccia @ 19:00

Allez, que diable, ressaisis-toi !
Souris un peu, relève la tête !

mais…

Pas de « mais », tu n’as aucune excuse. Vois ce soleil dehors !
Vois cette brise soufflant dans les feuilles, ondulant dans l’herbe, caressant tes cheveux…

mais…

Oh arrête, hein, tu me fatigues.
J’en ai plus qu’assez de tes jérémiades sans fin, tu n’es jamais contente.

si, mais…

Mais il y a toujours un « mais » au début de tes phrases, et ça m’horripile à un point que tu ne peux pas deviner.
Si tu cessais de te regarder le nombril, tu verrais le monde autour de toi.
Tu verrais que ta vie n’est pas si noire et que tu as aussi du beau.

je sais, mais…

Et voilà, ça recommence.
Tu ne peux pas t’en empêcher, c’est plus fort que toi.
Méfie-toi, un beau jour plus personne ne voudra écouter tes sempiternelles question existentielles et tu te retrouveras toute seule.
Bien beau que je sois là encore, crois-moi.

non mais c’est pas ça, mais…

Arrête, je te dis. Arrête.
Oui, la vie est parfois cruelle.
Non, la vie n’est pas simple.
Et oui, tu as le droit de te plaindre.
Mais tu peux aussi essayer d’être heureuse, malgré tout, malgré toi.
Ou grâce à toi.
Si je ne pensais pas qu’il y a du bon en toi, je ne serais pas là.

mais oui mais…

Tu veux que je te dise ?
Tu es un mouton.
Maiiiiiiis…Maiiiiiiiiis…
Je vais te donner un truc : à chaque fois que ce mot reviendra dans ta bouche, bois un verre d’eau, ça ira mieux.
Et sors faire un tour.
Abandonne sur le chemin ta croix qui te bousille le dos et marche.
Cours, vole !
Tu verras que ta vie n’en sera pas changée, tu auras toujours tes démons et merveilles, mais ton souffle sera plus léger.
respire, bon dieu ! Tu te bloques, tu es en apnée.

Non, je sais ce que tu vas dire. Alors moi je te dis : « non ».

mais…Oh bon, ça va. D’accord.

Attention danger…

Classé dans : Marie Cecile Papon,Poemes — Sbreccia @ 18:59

Je m’embarque, lentement, sûrement, inexorablement

Où je vais, je ne sais, mais c’est dans le tourment

D’une vie incertaine, d’une vie déchirée,

Je suis sur la pente raide et je ne peux m’accrocher

A aucune branche morte, car je le suis moi-même.

Les jours passent, le monde tourne, sans moi.

Les gens rient, les enfants pleurent, mon coeur est froid.

A quoi bon ?

Pour quoi vivre, si c’est pour se rappeler

De tout ce qui fait mal, de ce qui fait hurler ?

Pour qui respirer cet air qui me brûle

Pour qui aimer la vie si c’est une infidèle

Qui promet tant et tant et qui à la fin enlève

Ce qui était si beau, ce qui était si pur.

J’ai mal de ton absence, j’ai mal de ne plus voir, j’ai mal de ne plus entendre.

De ne plus sentir, toucher la peau, respirer l’odeur de vomi, changer les langes sales, donner des bains inutiles.

Je voudrais du concret, du vrai, du tristement banal.

Je ne sais même plus parler, mes souvenirs s’étiolent et fondent comme peau de chagrin, comme neige au soleil.

L’air se remplit de joie, d’un Noël illuminé, de cadeaux pleins les bras,

Et moi je n’ai que des larmes à offrir pour ce jour.

Oui, il y aura ce sapin, oui il y aura des cadeaux, oui.

Mais je sens que mon coeur ne tiendra pas sans toi.

 

Oh je sais bien que tout ce que je dis n’est que du vent.

Même pas de rimes, de belles images, de mots tranchants.

Je voudrais écrire, je ne sais que divaguer.

Je voudrais évoquer de si jolis voyages

Qu’ils feraient s’envoler toutes ces tristes errances.

Je voudrais sublimer mon amour et mes larmes

Pour en faire des mots qui marquent et qui attachent.

Je reviendrai.

Pardonne la sécheresse de mon coeur,

Mes yeux laissent s’écouler trop de torrents indomptables

Je voudrais tant te consoler.

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