Imper et passe
Un matin sans histoire
Un de ces jours sans rien
Pour ôter l’illusoire
Ni annoncer demain
Seul un vent gémissant
Un de ces vire-fou
Habille le moment
Insinue les tympans
Oblige puis dénoue
Un matin sans histoire
Un de ces jours sans rien
Pour ôter l’illusoire
Ni annoncer demain
Seul un vent gémissant
Un de ces vire-fou
Habille le moment
Insinue les tympans
Oblige puis dénoue
Leïla ma nuit
Mon étoile noire
Si loin
Si pure
Inaccessible
Tellement au-delà de la conscience
Tellement au-delà de l’amour
Si profondément dans l’oubli
Dans l’infini de l’oubli
Si perdue dans l’éternité
Entre deux voyages
Stellaire…
Le jour où je mourrai j’ai dit à mes enfants
Surtout ne pleurez pas Chantez dansez gaiement
En attendant mes cendres Amusez les parents
Les voisins la famille enfin toutes ces gents
Venus me saluer dans la mort gentiment
Lorsqu’il ne restera que poussière d’argent
De mon corps Mes amours courez vers l’océan
Un jour de grand soleil et de mistral violent
Du bout du bout du quai ouvrez le pot d’encens
Et laissez moi partir Aux courants me mêlant
Courants d’air courants d’eau je m’éparpille au temps
Courants d’eau courants d’air au gré des mouvements
A la nature entière à tous ses éléments
Que ma nature épouse Particules semant
L’amour au fil du vent Je vis en vous aimant