Jeudecriture

Partez pour revenir à l’essentiel…Che Guevara

4 décembre, 2007

Une passante

Classé dans : Ludo,Poemes — Sbreccia @ 20:01

Une passante, affriolante, interrompit soudainement

Le fil de mes pensées vagabondes, me saisissant

De son doux visage d’Ange – telle une Joconde

Bien vivante – captivante beauté fugitive blonde

Comme les blés, Vénus fière et dédaigneuse :

Une passante, affriolante et, malgré tout, délicieuse !

J’errais seul, par ce beau matin brumeux d’automne,

Plongé dans les rêveries d’un promeneur solitaire,

Levant, de temps à autre, les yeux -mornes-

Comme évidés après s’être échappés de ses tortionnaires.

Une passante, en tenue de deuil, alerta soudainement

Mon errance : cette femme, en pleurs maintenant,

Et l’enfant qu’elle tenait par la main, tremblotante,

Avançaient vers moi : elle était pâle, pratiquement blanche

Mais je reconnus les traits doux et lisses de ma dulcinée,

Et du petit, Désiré, né six mois avant mon départ pour Calais.

Je voulus les serrer tout contre moi, les sentir,

Mais ils ne me voyaient pas ! Je commençais, à grand peine,

De réaliser qu’ils étaient en vie, que mon cœur avait dû partir…

Et me laissait, une dernière fois, les voir, avant que la lumière ne m’emporte…

Une feuille blanche

Classé dans : Ludo,Poemes — Sbreccia @ 19:59

Une feuille blanche est comme une nouvelle vie :

Elle vous regarde sans que vous le sachiez,

Vous inspire ou ne veut rien dire, vous envie,

Sans prendre garde, et, sans le savoir, vous vous entendez.

Une feuille blanche, avec un tant soi peu de patience,

C’est un être multicolore qui éclaire votre esprit,

Ignore ou ne sait trop quelle est votre expérience,

Vous fait oublier la mort et illumine votre vie !

Une feuille blanche, c’est ce coup de balai que passe

Une adorable infirmière : elle nettoie, cottérise et purifie,

Vous sort de votre torpeur et de ce temps qui passe :

Une feuille blanche c’est cette femme, avec qui tout se reconstruit !

Jardin interieur

Classé dans : Ludo,Poemes — Sbreccia @ 19:57

Quel est donc ce doux jardin, si calme et si paisible,

Où l’on peut, en toute quiétude, laisser s’exprimer

Ses pensées les plus intimes, ses mélodrames et désirs impossibles,

Et ressentir tout autour de soi cette si importante sécurité ?

On y entend les chants appaisants des moineaux, tapis dans les haies,

Et l’on s’étend sur l’un de ces bancs, en grand silence…

Tous ces messages, ces mélodies subconscientes que l’on couche sur papier

Et ces pensées qui dévalent ce torrent inconscient, quelle chance !

Mais quel est donc ce doux jardin, où tout devient calme,

Où tout devient possible ? L’on y entend les pas lents

Des patients, pratiquement sans bruit ni blâme,

Et l’on s’y repose, se reprend… Pour un moment.

Tous ces instants de la vie que l’on savoure,

Comme un adolescent qui, la première fois, fait l’Amour…

Sont à garder, à graver à jamais en sa mémoire – le meilleur -

Et qui, s’accumulant inconsciemment, deviennent votre jardin… Intérieur.

Nature urbaine

Classé dans : Ludo,Poemes — Sbreccia @ 19:55

La nature, autours de laquelle on se promène,

Nous rappelle cette simplicité et cette beauté

Que l’on oublie souvent, stressés de notre nature urbaine,

Qu’un laboeur sans intérêt, aveugle, de sa répétitivité.

Emerveillé comme un enfant, redécouvrant les saveurs,

Les odeurs et les sens cachés par delà ce doux vent,

Enthousiasmé et tourbillonnant sous ce soleil rieur,

Ce doux réveur se sent éveillé encore une fois, par ce printemps.

Une multitude d’évènements surgissent de la berge :

De ce canal un monde invisible sourit en silence,

Chasse, pèche, dans le cycle indiscible, s’écourte, s’abrège,

S’étiole et s’étire, s’attire et se déchire dans une perfectible évanescence.

L’on y entends les sanglots lents d’une mère perdant son fils,

Des enfants chantant à gorge déployée dans une farandole de sons,

Un fou criant partout que personne ne l’entend, des soulards et leur pastis,

Un prêtre endormi dans les orties, un commerçant collectionnant les grillons…

Que vaudrait donc la vie, si l’on ne vivait pas ainsi ?

13 novembre, 2007

Femmes

Classé dans : Ludo,Poemes — Sbreccia @ 21:08

J’aime vos petites rondeurs, quand ce n’est pas trop,

Sur ces courbes harmonieuses parfois je me perds !

S’évapore comme de l’ether, lorsque le charme opère,

J’aime vos douceurs, ça m’élève si haut,

Pendu à vos lèvres sinueuses qui cette fois me sidère,

Trempé dans la torpeur, je change d’étagère !

J’aime tous ces mots doux s’élevant de vos bouches,

C’est comme un bouquet de roses rouges, ça m’interpèle !

Indolore comme l’atmosphère, lorsque le voile s’enlève,

J’aime vos cheveux doux et soyeux, parfois je les touche,

Quelquefois vos carresses, tendre déesse, me montrent un ciel,

Un paysage sans orage ni tempète, dans lequel demain existe, plus d’hier…

J’aime le son de votre voix qui parfois m’hypnose,

Me séduit et trouble mon esprit, je rève de romance

D’avec vous, unique tentatrice, et ces quelques mots

Dans mon lit je voudrais écrire, de temps en temps j’ose,

Le dire haut et fort, un tendre plaisir se dévoile c’est chance,

Une lueur, un espoir, le pétillant de vos yeux bienveillants…

J’en oublie mes maux !