Moi et mes chats
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je parle de moi à la troisième personne volontairement ! Elles ont eu comme prénom : TITI, JULIE, et ZOE Laquelle préfèra-t-ELLE ? ELLE ne saurait le dire. Elles étaient si différentes ! Mais quand on lui en parle, ELLE se confie volontiers et nous raconte facilement les plaisirs et les joies qu’elles ont pu partager. TITI a été la première à partager leur vie de couple. C’était une grande chatte altière, noire de jais, les yeux verts. Du sang bleu du côté de sa mère, une belle siamoise à la queue courte, et hélas, un tempérament de gitane du côté de son père, le voyou de l’hôtel d’à côté ! Sa mère avait fauté et ses maîtres n’avaient pas apprécié ces petits « bâtards ». Pensez donc, depuis des générations, la lignée de Mitzi (c’était le nom de la mère), n’avait jamais été entachée. Toujours des siamois, avec cette face si fine, ces oreilles si longues et ce corps si fin ! Des estivants qui venaient habituellement en vacances chez Madame M. Lui avait « réservé » un petit de Mitzi, pour l’année suivante, surtout un siamois avaient-il précisé et de préférence avec une queue, une vraie ! Et puis un mâle ! Las, la pauvre Madame M. était bien ennuyée ! La portée n’était composée que de chatons de couleurs différentes, mais point de siamois ! Le cœur déchiré, elle se dit qu’il allait falloir, soit caser tous ces petits (quatre) ou alors les euthanasier ! Et à cela elle n’arrivait pas à se résoudre ! ELLE, qui comme tous les ans, partaient en vacances, trouva, « sur le tard », une location chez Madame M. Lorsqu’ils arrivèrent et qu’ils virent cette nichée de petits chatons, plus mignons les uns que les autres, ELLE supplia son mari d’accepter d’en ramener un dans leur appartement à Paris. Hélas, LUI n’était pas très chaud, il n’aimait pas particulièrement les chats et préférait les chiens. A force d’arguments, ELLE réussit à le convaincre et finalement il accepta : « A condition, exigea-t-il que ce soit UN CHAT ! » Il n’était pas question de se transformer en vétérinaire et d’accoucher une chatte, d’accord ? D’accord ! Ils restèrent un mois en vacances et tout naturellement, ils allaient voir le « bébé » régulièrement et constataient ses progrès. Quand, enfin, exténués, ils déposèrent la petite boule de poils noirs qui les regardait désespérément, avec un regard si triste, si triste, que même LUI craqua et la prit dans sa main et la leva au-dessus de lui en lui disant : Bienvenue chez toi, chenapan ! Tout se passa bien, TITI grandissait, devenait une très belle chatte, ( car bien sûr, personne ne l’avait vu mais il s’agissait d’une chatte )! ELLE l’emmena chez le vétérinaire la faire opérer et tout se passait très bien. En fait, tout ce qu’il y avait dans la maison appartenait à eux trois et il ne fallait donc pas qu’un intrus pose ses mains sur un verre ou un cendrier ! C’était contraignant et stressant, mais elle adorait ses maîtres, elle leur était toute dévouée et les vénérait à sa manière, ce qu’elle faisait était tout simplement défendre leur territoire de l’intrusion d’étrangers. *** JULIE fut adoptée à la SPA, à quatre mois, Ils étaient allés la chercher dans un petit refuge de la région parisienne, car ELLE ne supportait plus l’absence de TITI. Quand elle en sortait, c’était pour manger, bien entendu, mais aussi, pour se poser des heures sur les genoux d’ELLE. Elle ne ronronnait presque jamais, ils avaient l’impression que cette chatte ne faisait que passer en ne voulant déranger personne. Elle est morte d’un cancer à onze ans, elle n’a pas souffert, ses maîtres l’ont tout de suite fait endormir. Mais cette mort inattendue, brutale les avait traumatisés et… *** Voilà ZOE ! Nous devrions l’appeler ATTILA dit-ELLE ! Une véritable bombe, elle ne sait que jouer, jouer, encore jouer, et elle veut absolument entraîner ses maîtres dans ses jeux fous. Trois choses sont très importantes pour elle dans la vie : manger, donc une assiette pleine en permanence ! , Le jeu, et la compagnie de son amour : son maître ! Mais bien sûr, ils l’adorent, et ils ont encore de belles aventures à vivre avec ZOE, elle n’a que quatre ans et demi ! Et toujours aussi « folle-dingue » ! Voilà ce qu’ELLE a bien voulu nous raconter…LUI ? , Il préfère se taire et lancer la « baballe » le plus loin possible pour gagner du temps… le temps qu’elle lui ramène ! |
| ne jamais remettre au lendemain ce que l’on peut faire le jour-même http://marie-chevalier.com |
