Jeudecriture

Partez pour revenir à l’essentiel…Che Guevara

14 avril, 2008

Journal des Tropiques

Classé dans : Journal des tropiques — Sbreccia @ 20:20

Du jus….du jus…du jus

De retour pour une semaine à la Martinique j’ai une pêche d’enfer…

Et les paroles de la musique « Les Marquises » qui s’promenent dans ma caboche:

« Le rire est dans le coeur le mot dans le regard
Le coeur est voyageur l’avenir est au hasard
Et passent des cocotiers qui écrivent des chants d’amour
Que les soeurs d’alentour ignorent d’ignorer »

—Retour de la saison des pluies en Avril et Mai, la pluie te transperce sous les orages imprevisibles, suivie d’une chaleur de cocotte minute et d’un soleil de plomb dès que c’est terminé…Du jus…du jus…du jus…

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17 janvier, 2008

Journal des Tropiques

Classé dans : Journal des tropiques — Sbreccia @ 19:53

Depuis mon retour, un front froid s’ est installe sur Cuba les températures varient entre 19 et 24 degrés sur La Havane, par ici c’ est le froid et ce n’ est pas une blague de ma part.

Je dois dire que mon organisme s’ est acclimate a la chaleur et une petite laine le soir n’ est pas de trop. J’ ai repris l’ écriture après cette longue période de fêtes et j’ attend la construction de l’ atelier de peintures pour me remettre a barbouiller.

Pablo attend sa toile avec impatience, ce sera la première que je réaliserai sur la terrasse. J’ ai en vue l’ achat d’ une jeep willys qui devrait se concrétiser le 21 de ce mois. Elle est de couleur bleu ciel, avec un moteur de Lada et accessoires de même, moteur Lada 1600, la carrosserie date de 1948, elle est en excellent état ce qui est surprenant vue sa date de construction, le châssis est sain et renforce. Elle n’ est pas fermée, je compte le faire des que j’ en  prendrai possession. Je réaliserai un habitacle en toile amovible grace a un système de fermeture éclair.

Je suis en pourparlers avec Pancho le voisin d’ en face pour construire un garage dans son jardin on y parquera la camionnette de Luisito et la jeep. En attendant elle dormira  dans le garage d’un parent de Lazarito , un jeune  qui doit me fabriquer un bar de bambou.

Hier au soir j’ ai discute tardivement avec Emiliano le carpintero, il s’ est confie et m’ a parle de son existence. Il est ne  dans l’ oriente, le sud de Cuba, a 13 ans il a du quitter ses parents et son village, il est monte sur La Havane ou il a du un temps vivre chez un parent, mais la femme de celui ci lorsqu’ il n’ a plus eu d’ argent personnel lui a ferme la porte de la maison et il s’ est retrouve a la rue. Il a dormi  sous un escalier et s’ est nourri de chicharones, de la peau de porc grillée, jusqu’ a ce qu’ un vieil homme l’ accueille chez lui. Cet homme lui a appris le métier de menuisier, en attendant pour survivre il vendait des vieux vêtements, et faisait le jinetero, c’ est a dire le proxo dans nos termes français.

Lorsqu’ il a possédé son métier il a commence a construire des tables et des chaises, et progressivement il a appris les ficelles du métier, maintenant c’ est un bon menuisier recherche par la clientèle. Mais il a toujours des difficultés financières pour pouvoir retourner voir sa famille dans le sud de Cuba. En l’ écoutant parler je songeai aux conditions de vie en France, dans notre pays bien sur qu’ y a des gens qui souffrent ce qui est rageant alors que beaucoup vivent dans le luxe, mais dans cette  ile je sais qu’ il y a une proportion de personnes importantes qui se trouvent dans le cas d’ Emiliano… 

27 décembre, 2007

Journal des Tropiques

Classé dans : Journal des tropiques — Sbreccia @ 20:47

De retour a Cuba après un voyage de 10 heures d’avion entre Paris et La Havane, succédant au trajet Marseille Paris, et le plaisir de faire la connaissance visuelle avec un ami rencontre sur un site de jeu d´internet venu me dire au revoir a l’aéroport de Roissy, j’ai retrouve mes habitudes cubaines.

J’ai pu constater l’avancée des travaux, la terrasse de derrière a été agrandie d’une surface de 16 mètres carres, et un escalier en ciment me permet maintenant d’accéder au toit.

J’ai découvert l’espace de 80 mètres carres gagne par ce moyen. La vue sur cette hauteur est magnifique, la situation geographique de la maison juchée sur une petite loma permettait déjà de dominer un panorama enchanteur, mais la, c’est le top. La vue s’étend ainsi jusqu’à La Havane a 15 kms de la, je peux même apercevoir la toiture en coupole du Capitolio, et le soir entrevoir le phare du Port de la ville qui balance sa lumière alentour.

On a entoure la terrasse du toit par un grillage protecteur que j’envisage de doubler par une haie en plastique verte. Dans un premier temps, j’avais envisage de faire apposer des bambous  pour entourer cette terrasse, mais je me suis rendu compte qu’ils empêcheraient de profiter de la vista, une barrière plus basse protégera donc des regards indiscrets et préservera la vue.

Un coin bar en bambous, lui, des tables, des chaises et un barbecue apporteront une touche finale a cette ambiance exotique. Sans oublier mon petit atelier de peinture. Voila pour la couleur locale, quand a mes impressions sur le vieux continent, elles sont mitigées. Nice a été transforme par l’arrivée du tramway, c’est devenu une ville futuriste, l’avenue Jean Medecin en ceci est une réussite.

Je n´ai pas pu profiter longtemps des enfants, ils sont de plein pied dans le monde du travail et disposaient de peu de temps.

En France les magasins regorgeaient de produits et offraient le nécessaire pour combler tous les désirs en ces veilles de fêtes. Ici on est loin de ce luxe, trouver des décorations de Noël par exemple relève de l’exploit, et nombre de cubains ont du se passer d’un repas de fête et de cadeaux.

La première soirée j’ai pu comparer la pauvreté des moyens en voyant une guirlande de lumières squelettique orner un petit oranger dans le jardin d’un voisin. La nuit de Noel  aucun bruit alentour, aucune manifestation de cette soif de jouissance qui illumine le visage des français avant les agapes. Les personnes âgées évoquent parfois le souvenir lointain de festivités enfouies dans leur mémoire, c’est bouleversant a entendre, mais que faire… Si ce n’est aider un peu certaines personnes proches. Je ne suis pas le seul a le faire, j’assume depuis quelques temps le transport de courriers entre un français et une famille cubaine et le 23 décembre j’ai pu livrer une lettre contenant un peu d’argent, inutile de décrire la joie qu’a exprime la récipiendaire a mon apparition… 

20 décembre, 2007

Journal des Tropiques

Classé dans : Journal des tropiques — Sbreccia @ 15:12

 

Après un séjour d’une semaine à La Martinique où j’ai déposé les statuts de l’association, j’ai atterri à Orly et suis descendu sur Nice où j’ai découvert la nouvelle image de la ville avec ses avenues futuristes parcourues par un tramway rutilant et neuf. Une réussite en soi après trois années de souffrances et d’embarras pour les habitants. J’ai ainsi retrouvé la société de consommation avec ses magasins regorgeant de victuailles, de marques, de monde et d’égoïsme… Si le français pouvait réaliser la chance qu’il a de vivre dans l’opulence et pouvait partager avec les démunis, au lieu d’avoir ce caractère accapareur dont le récent scandale politique d’un membre du cabinet de Madame Boutin a été l’illustration.

J’ai eu droit question santé à un shake up complet avec exploration complète et intime de ma petite personne, résultat des courses un début d’ulcere, une petite veine turbulente dans la vessie et des médicaments anti-coagulants qui posent problème, mais rien de bien grave…

Il fait froid sur la France, en quelques mois j’ai perdu l’habitude des températures hivernales et de leur corollaire : la grisaille. Je vais bientôt retrouver le soleil de la Havane et une vie qui me convient. Mon vol part samedi prochain, ce lien que j’espère plus solide me rattachera au vieux continent.

19 décembre, 2007

Journal des Tropiques

Classé dans : Journal des tropiques — Sbreccia @ 10:53

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J’ai été à la feria de la Place de la Révolution, elle a lieu tous les derniers dimanches de chaque mois sur cette grande place de La Havane, pour cela Luis nous y amène dans sa camionnette où il y a suffisamment de place pour charger les cabas. C’est une foire aux fruits et légumes où tu peux acheter en pesos monnaie nationale. Bien moins cher qu’avec des cuc.

Car Cuba possède deux monnaies, une pour les cubains et une autre les cuc pour les touristes et aussi pour les achats dans les tiendas (magasins), un cuc vaut 24 ou 25 pesos monnaie nationale. J’ai acheté trois matas (pots de fleurs) que nous avons disposés dans l’appartement. De l’ail (ajo) pour 4 pesos la gousse, des oignons (cebolla), des frijoles (les haricots cubains), des poivrons (aji), des concombres (pepino), des tomates (tomatas), des malanguas (légume cubain), des fruits : ananas, fruta bomba, et pastèques appelées ici melon, notre melon étant appelé melon espagnol…