De retour a Cuba après un voyage de 10 heures d’avion entre Paris et La Havane, succédant au trajet Marseille Paris, et le plaisir de faire la connaissance visuelle avec un ami rencontre sur un site de jeu d´internet venu me dire au revoir a l’aéroport de Roissy, j’ai retrouve mes habitudes cubaines.
J’ai pu constater l’avancée des travaux, la terrasse de derrière a été agrandie d’une surface de 16 mètres carres, et un escalier en ciment me permet maintenant d’accéder au toit.
J’ai découvert l’espace de 80 mètres carres gagne par ce moyen. La vue sur cette hauteur est magnifique, la situation geographique de la maison juchée sur une petite loma permettait déjà de dominer un panorama enchanteur, mais la, c’est le top. La vue s’étend ainsi jusqu’à La Havane a 15 kms de la, je peux même apercevoir la toiture en coupole du Capitolio, et le soir entrevoir le phare du Port de la ville qui balance sa lumière alentour.
On a entoure la terrasse du toit par un grillage protecteur que j’envisage de doubler par une haie en plastique verte. Dans un premier temps, j’avais envisage de faire apposer des bambous pour entourer cette terrasse, mais je me suis rendu compte qu’ils empêcheraient de profiter de la vista, une barrière plus basse protégera donc des regards indiscrets et préservera la vue.
Un coin bar en bambous, lui, des tables, des chaises et un barbecue apporteront une touche finale a cette ambiance exotique. Sans oublier mon petit atelier de peinture. Voila pour la couleur locale, quand a mes impressions sur le vieux continent, elles sont mitigées. Nice a été transforme par l’arrivée du tramway, c’est devenu une ville futuriste, l’avenue Jean Medecin en ceci est une réussite.
Je n´ai pas pu profiter longtemps des enfants, ils sont de plein pied dans le monde du travail et disposaient de peu de temps.
En France les magasins regorgeaient de produits et offraient le nécessaire pour combler tous les désirs en ces veilles de fêtes. Ici on est loin de ce luxe, trouver des décorations de Noël par exemple relève de l’exploit, et nombre de cubains ont du se passer d’un repas de fête et de cadeaux.
La première soirée j’ai pu comparer la pauvreté des moyens en voyant une guirlande de lumières squelettique orner un petit oranger dans le jardin d’un voisin. La nuit de Noel aucun bruit alentour, aucune manifestation de cette soif de jouissance qui illumine le visage des français avant les agapes. Les personnes âgées évoquent parfois le souvenir lointain de festivités enfouies dans leur mémoire, c’est bouleversant a entendre, mais que faire… Si ce n’est aider un peu certaines personnes proches. Je ne suis pas le seul a le faire, j’assume depuis quelques temps le transport de courriers entre un français et une famille cubaine et le 23 décembre j’ai pu livrer une lettre contenant un peu d’argent, inutile de décrire la joie qu’a exprime la récipiendaire a mon apparition…