Jeudecriture

Partez pour revenir à l’essentiel…Che Guevara

17 janvier, 2008

Journal des Tropiques

Classé dans : Journal des tropiques — Sbreccia @ 19:53

Depuis mon retour, un front froid s’ est installe sur Cuba les températures varient entre 19 et 24 degrés sur La Havane, par ici c’ est le froid et ce n’ est pas une blague de ma part.

Je dois dire que mon organisme s’ est acclimate a la chaleur et une petite laine le soir n’ est pas de trop. J’ ai repris l’ écriture après cette longue période de fêtes et j’ attend la construction de l’ atelier de peintures pour me remettre a barbouiller.

Pablo attend sa toile avec impatience, ce sera la première que je réaliserai sur la terrasse. J’ ai en vue l’ achat d’ une jeep willys qui devrait se concrétiser le 21 de ce mois. Elle est de couleur bleu ciel, avec un moteur de Lada et accessoires de même, moteur Lada 1600, la carrosserie date de 1948, elle est en excellent état ce qui est surprenant vue sa date de construction, le châssis est sain et renforce. Elle n’ est pas fermée, je compte le faire des que j’ en  prendrai possession. Je réaliserai un habitacle en toile amovible grace a un système de fermeture éclair.

Je suis en pourparlers avec Pancho le voisin d’ en face pour construire un garage dans son jardin on y parquera la camionnette de Luisito et la jeep. En attendant elle dormira  dans le garage d’un parent de Lazarito , un jeune  qui doit me fabriquer un bar de bambou.

Hier au soir j’ ai discute tardivement avec Emiliano le carpintero, il s’ est confie et m’ a parle de son existence. Il est ne  dans l’ oriente, le sud de Cuba, a 13 ans il a du quitter ses parents et son village, il est monte sur La Havane ou il a du un temps vivre chez un parent, mais la femme de celui ci lorsqu’ il n’ a plus eu d’ argent personnel lui a ferme la porte de la maison et il s’ est retrouve a la rue. Il a dormi  sous un escalier et s’ est nourri de chicharones, de la peau de porc grillée, jusqu’ a ce qu’ un vieil homme l’ accueille chez lui. Cet homme lui a appris le métier de menuisier, en attendant pour survivre il vendait des vieux vêtements, et faisait le jinetero, c’ est a dire le proxo dans nos termes français.

Lorsqu’ il a possédé son métier il a commence a construire des tables et des chaises, et progressivement il a appris les ficelles du métier, maintenant c’ est un bon menuisier recherche par la clientèle. Mais il a toujours des difficultés financières pour pouvoir retourner voir sa famille dans le sud de Cuba. En l’ écoutant parler je songeai aux conditions de vie en France, dans notre pays bien sur qu’ y a des gens qui souffrent ce qui est rageant alors que beaucoup vivent dans le luxe, mais dans cette  ile je sais qu’ il y a une proportion de personnes importantes qui se trouvent dans le cas d’ Emiliano…